Les personnes hospitalisées à la suite d’une crise cardiaque auraient plus de chances de survivre si ils sont ou étaient consommateurs de cannabis, selon une étude menée en 2017 par des chercheurs venant de tous les Etats-Unis.

Ces derniers ont analysé les données d’hôpitaux de plusieurs Etats américains, sur un intervalle de 1994 à 2013, sur 3 millions de patients ayant été hospitalisés à la suite d’une AMI (Acute Myochardial Infarction), aussi appelée crise cardiaque. Après avoir exclu les personnes âgées de moins de 18 ans ou de plus de 70 ans et les personnes abusant d’alcool, de métamphétamine ou de cocaïne, la cohorte se réduit à 1,27 millions, dont 3854 utilisateurs de cannabis.

Ensuite, les scientifiques ont cherché une corrélation entre la consommation de cannabis et les problèmes encourus suite à la crise cardiaque des patients hospitalisés, comme le placement sous respiration artificielle, la nécessité d’installer une pompe dans l’artère aorte (IABP), le coma, l’arrêt cardiaque et la mort. Ainsi, ils n’ont pas trouvé, contrairement à leur hypothèse, de corrélation entre la consommation de cannabis et les risques exposés ci-dessus. En revanche, les personnes considérées comme consommatrices avaient plus de chance d’être placées sous respiration artificielle, ce qui pourrait être lié à des dégâts aux poumons liés à la fumée et non au cannabis en soit, ce que les scientifiques n’ont pas considéré ici.

De plus, les patients consommateurs de cannabis sont significativement moins susceptibles de mourir, de se faire installer une IABP, ou encore de tomber dans le coma que les patients n’ayant jamais consommé de weed.

Des résultats concluants, qui ont contredit l’hypothèse initiale des chercheurs:

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