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La régulation de l’usage thérapeutique du cannabis entraîne un certain nombre de questions cruciales pour les régulateurs comme pour les patients. L’une d’elles qui revient le plus souvent est : doit-on autoriser l’usage de la plante de cannabis ou seulement des médicaments à base de cannabis ? Les deux options ont des avantages et des inconvénients et ne sont pas exclusives.

PUBLICITE De la plante à la molécule

Le cannabis est une plante millénaire dont l’usage remonte à l’Antiquité. Les premiers usages thérapeutiques documentés remontent à la médecine traditionnelle chinoise. Cependant, les canons de la médecine d’aujourd’hui sont bien loin de ceux d’antan et l’illégalité du cannabis n’a pas favorisé la recherche pour la médecine moderne.

Cette dernière travaille le plus souvent avec des médicaments – et non des plantes entières – qui sont produits à partir de molécules. Les laboratoires qui créent ces médicaments isolent les molécules d’intérêt trouvées dans la nature, les recréent par synthèse et les transforment au besoin pour décupler ou modifier leurs effets. L’isolation des molécules permet de tester leur effet spécifique. C’est une pratique à double tranchant car cela annule la synergie des molécules trouvées à l’état naturel dans les plantes, qui peut être bénéfique dans le traitement de certaines maladies, mais cela élimine également le risque d’un effet adverse non prévisible et permet plus de précision.

L’effet d’entourage

Cette synergie des molécules dans le cannabis est appelée

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