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La recherche scientifique sur le cannabis a connu un nombre important de limitations du fait de la prohibition. Bien qu’aujourd’hui les recherches sur les cannabinoïdes se multiplient, certaines entraves persistent. La question du financement par exemple reste problématique : les financements publics sont limités et les financements privés soulèvent la question de potentiels conflits d’intérêts.

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La Harvard Medical School et le Massachusetts Institute of Technology (MIT) viennent de recevoir un don de 9 millions de dollars à se partager de la part d’un investisseur privé : The Broderick Fund for Phytocannabinoid Research. C’est le don privé le plus important fait à ce jour pour la recherche sur le cannabis aux Etats-Unis.

Les limitations de la recherche

Le cannabis et ses dérivés sont toujours classés dans l’échelon le plus restrictif de la liste américaine des substances contrôlées. La recherche est autorisée au niveau fédéral mais dans des conditions extrêmement strictes. Les chercheurs ne peuvent travailler qu’avec du cannabis cultivé par la DEA et non pas avec les produits présents sur le marché.

Bien que l’agence ait pris des dispositions pour permettre plus de recherche, les recherches indépendantes ne peuvent toujours pas être subventionnées par des fonds publics du fait du statut contrôlé du cannabis. Elles reposent donc en majorité sur des fonds privés et limités qui ne permettent pas de mener des études de grande ampleur et dont l’indépendance des résultats n’est pas garantie.

John Gabrieli, un professeur en sciences cognitives du MIT associé au projet explique qu’il est

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